Biographie

Née en France, Marion Gotti vit et travaille à Québec depuis 2011. En 2014, elle est diplômée d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval et a obtenu un BTS photographie à Paris, en 2003. Membre de l’Union des Photographes Professionnels/Auteurs à Paris, elle a travaillé à titre de photographe documentaire entre 2003 et 2010. Depuis 2011, elle a développé une production artistique dont les médiums principaux sont la vidéo et la photographie. Elle est membre du collectif d’artistes ELAC, basé à Londres depuis 2007.

 

En 2014, elle est récipiendaire du prix Tomber dans l’œil qui a donné lieu à une exposition solo à l’Œil de Poisson, à Québec. Depuis 2013, elle est l’une des co-fondatrices du Collectif 5, un collectif de cinq artistes composé de Marilyne Bissonnette, Sarah Booth, Andréanne Jacques, Nathalie Vanderveken et Marion Gotti. Le collectif est récipiendaire de deux bourses Première Ovation-Arts Multi : pour un projet de recherche-création en 2015 et pour un projet de diffusion à l’automne 2016. En 2017, les cinq artistes ont exposé Nature vivante au Simons Place Sainte-Foy dans le cadre de Manif d’art 8 – L’art de la joie. La même année, le Collectif 5 réalise l’installation in situStevie Wonder Paper, dans le cadre de Canadian Bacon 6, à Québec. En mars 2018, elle reçoit une bourse Première Ovation-Arts visuels pour le projet de recherche-création Projeté. En juin 2019, elle expose cette création lors d’une exposition solo à La Bande Vidéo.

Démarche

Artiste visuel créant avec la photographie, la vidéo et le son, Marion Gotti explore les constantes mutations de l’image pour traiter des réalités qui l’habitent dans l’espace-temps. En instaurant un jeu avec les outils et les dispositifs de captations, elle tente de saisir l’expérience du temps par le mouvement de la durée, des affects et des événements qui se créent dans la matière visuelle et sonore. Chaque projet témoigne de ce frémissement constant de l’image et du temps, entre traces et performances, entre réel et imaginaire. Ses expérimentations à même le tournage, prenant parfois la forme de l’autoreprésentation, constituent un rituel récurrent de passage et d’abandon pour l’artiste.

 

La recherche de matérialités et de temporalités dans le médium visuel questionne l’inerte et le vivant. Ces créations se révèlent tels de brefs surgissements oscillant entre rêverie étrange et fable poétique. Des projets qui sillonnent les confins entre la photographie et la vidéo, entre le jour et la nuit, entre le commun et l‘intime, entre les pensées et leurs images.

Mention de source | Photo © Jean-Michel Goulet